Histoire de Bagneux 

      La commune de Bagneux englobe une partie de la forêt de Bagnolet. Dépendant Jadis du domaine ducal et que Nicolas de Nicolay qualifiait de "belle et grande étendue". Au Moyen Âge se dresse le château de Belleperche, centre d'une châtellenie, dont seule la motte sur laquelle il a été édifié a perduré. Cette châtellenie s'étend alors en dehors de Bagneux sur Aubigny, Villeneuve, Montigny, Aurouër, de Toury-sur-jour, de Chantenay et même sur une partie de Dornes et d'Azy-le-Vif.

 

En 1369, la guerre de Cent Ans connaît un épisode singulier. Belle perche, alors l'une des résidences des ducs de Bourbon, est prise par des routiers gascons en maraude. La Duchesse est alors capturée. Malgré le siège mené par le duc Louis II

devant son propre château et la déroute des routiers et des Anglais venus en renfort, la Duchesse reste prisonnière en n'est libérée que trois ans plus tard.

 

Sur le plan religieux, la paroisse de Bagneux appartient au diocèse de Bourges jusqu'à la Révolution. La cure appartenait à la collation de l'abbaye de Saint-Menoux. Bagneux demeure une commune essentiellement agricole òu l'élevage bovin est prédominant.

 

     L'Eglise Romane Saint-Paul, à nef unique, date du XIIe siècle. Son clocher de bois est du XVIe et la cloche de 1527. À l'intérieur, on peut voir les fonts baptismaux du XV et une plaque de fondation de messes de 1679.

Le choeur est composé d'une travée droite et d'une abside en hémicycle, ornée d'une arcature constituée de trois arcs en plein cintre encadrant les fenêtres et séparés par deux arcs en mitre. Ces arcs sont reçus sur des colonnettes couronnées de chapiteaux à feuillages ou à écailles. Le choeur est couvert d'une voûte en berceau continu, et la nef d'une charpente apparente ; les colonnes soutenant l'arc triomphal furent refaites au XIXe siècle. 

 

     Au XVIe siècle vivait un ermite, ce prêtre vivait en solitaire dans la forêt de Bagnolet. Les fondations d'un petit édifice qui devait être une chapelle dédiée à sainte Marie Madeleine ont été découvertes à proximité. Après la mort de l'ermite, ses rares fidèles durent l'inhumer dans cette chapelle et placer une pierre pour perpétuer son souvenir. Par la suite, l'oratoire est tombé en ruine et la dalle a été déplacée.